Un jour, un médaillé olympique : Philippe Cattiau, recordman des breloques

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Philippe Cattiau (FFE - Gérard Six)A tout seigneur, tout honneur : pour inaugurer cette rubrique qui présentera quotidiennement, à partir d'aujourd'hui, le portrait de 40 médaillés olympiques oubliés de la plupart des mémoires, arrêtons-nous sur celui qui, avec Roger Ducret, détient de record absolu de médailles obtenues par un même Français aux Jeux Olympiques : Philippe Cattiau, dont on fête cette année le 120ème anniversaire de la naissance et le cinquantième du décès.

 

Son palmarès, à lui seul, donne le vertige. Huit fois médaillé aux JO entre 1920 et 1936, dont trois en or (1924 et 1932 en fleuret par équipe, et 1932 en épée par équipe), Philippe Cattiau est Initié dès son plus jeune âge aux armes par son père qui est, lorsqu'il déclare sa naissance le 28 juillet 1892 en mairie de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), sergent maître d’escrime au 47e régiment d’infanterie, et lui-même doté d'un petit palmarès local en escrime.

 

Philippe Cattiau fils devient quant à lui une légende de l’escrime tricolore, et le recordman du nombre de médailles olympiques remportées, toutes par équipe, ce qui confirme le caractère de meneur d'hommes qu'on lui reconnaît aujourd'hui. A 15 ans, il devient champion de Bretagne, titre qu’il conserve en 1908 et 1909. L’année suivante, il s’engage au 1er Régiment du Génie de Versailles, pour devenir maître d’armes également. La guerre interromp sa progression ; il en reviendra avec les jambes abîmées qui, à l'occasion des tournois trop longs, le feront régulièrement souffrir.

 

En 1920, sa réputation s'affirme : il est champion de Paris au fleuret et se rend aux JO d'Anvers d'où il revient médaillé., Quatre fois champion de France au fleuret et deux fois à l’épée, il est également double champion d’Europe (1929 et 1930). A la fin des années 1930, il devient entraîneur et capitaine de l’équipe de France pour les trois armes. Employé chez Dunlop, il est décoré de la médaille d’or de l’Education physique et de la croix de la Légion d’Honneur à titre sportif.

 

Décédé dans sa ville natale le 18 février 1962, il donne son nom, en 1977, à un centre sportif de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), ville dont il est un élu après la Libération. Mais à Saint-Malo, hélas, il n'est à ce jour, étonnamment, toujours pas célébré...

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