Nés à Londres, mais médaillés olympiques français

Publié le par medailles-olympiques-francais.over-blog.com

A quelques semaines de l'ouverture des Jeux Olympiques de Londres, il est amusant de s'arrêter sur le portrait de quatre hommes qui partagent deux points communs : être nés dans la capitale londonienne et avoir donné à la France une médaille olympique.

 

Certes, leur souvenir s'est éteint ou presque, mais alors que les JO 2012 s'annoncent comme les plus médiatisés de l'Histoire, il paraît légitime de les remettre sous les feux de l'actualité.

 

Les trois premiers s'appelaient Alfred SCHNEIDAU, Henry TERRY et Philip TOMALIN. Membres de l'équipe de "France" de cricket aux JO de Paris 1900, ils remportèrent l'argent olympique.

 

SCHNEIDAU Alfred, John

Né le 5 février 1867 dans le quartier londonien de Camden (Angleterre) dans une famille de 12 enfants, ce comptable de profession ne semble pas passer de longues années en France, où il arrive à la fin des années 1890 pour travailler dans l’industrie du bâtiment et qu’il semble quitter vers 1910. Grand sportif - il joue d’abord au football amateur comme gardien de but à Londres, on le retrouve ensuite pratiquant le cricket au sein du club parisien du Standard Athletic Club. A noter qu’il construit un hôtel sur les bords de la plage Sainte-Cécile, près de Calais (Nord-Pas-de-Calais). Il décède au début de l’année 1940 à March, dans le Cambridgeshire (Angleterre), sous le patronyme de Schneiden.

 

TERRY Henry, John

Né le 27 mai 1868 à Bermondsey, dans les quartiers est de Londres (Angleterre), ce britannique expatrié à Paris est membre du « so british » Albion Club, lequel compose la formation « française » qui affronte la sélection anglaise lors du match olympique de cricket en 1900. Il décède dans le quartier londonien de Chelsea à la fin de l’année 1928.

 

Philip-Tomalin--SAC-Archives-.jpgTOMALIN Philip, Humphreys

Né le 10 avril 1856 à Kensington, quartier de Londres (Angleterre), c’est sans doute le plus français des Britanniques du début du 20ème siècle. Arrivé en France en 1891, il y demeure pendant plus de 60 ans, ne revenant au pays qu’en 1939, à l’approche de l’invasion des troupes allemandes. Légendaire président du Standard Athletic club (1892-1939), il est fait chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur en 1932, cette distinction honorant ses efforts constants dans le développement de l’amitié franco-anglaise par le sport. Celui qui exerçait le métier de représentant général, pour la France, d’une société londonienne reçoit également les Palmes académiques en 1913, au titre de l’Education physique. Il décède à Bognor, dans son pays natal, le 12 février 1940.

 

canet-copie-1.JPGLe 4ème homme, Henri CANET, fut quant à lui double médaillé en tennis en 1912, voici donc tout juste un siècle. Né le 17 avril 1878 à Londres (Angleterre), tennisman au style souple et puissant, il devient rapidement international sans toutefois parvenir à remporter le championnat de France. L’admiration unanime qu’il suscite le conduit à être porté à la présidence d’instances de plus en plus importantes : tennis-club de Paris, Comité de Paris, Fédération Française de Tennis (1924) puis Fédération internationale de Tennis, grâce auxquelles il contribue fortement à l’essor de son sport en France. Il s’éteint en son domicile du 39 rue de l’Université à Paris (7ème arrondissement) le 25 juillet 1930.

Publié dans Médaillés

Commenter cet article