Les nageurs décèdent, en moyenne, 16 ans plus tôt que les tennismen

Publié le par medailles-olympiques-francais.over-blog.com

Voici une statistique sans doute jamais sortie et qui ne manquera pas d'interpeller les sportifs : si l'on se fie à l'âge moyen au décès des médaillés olympiques français depuis 1896, alors les chiffres sont implacables. Oui, il existe des réelles - et parfois importantes - disparités selon les disciplines sportives. Ainsi, nos compatriotes montés sur un podium olympique depuis la rénovation des JO ne sont pas égaux devant la mort : les nageurs médaillés et décédés l'ont été à l'âge moyen de 61 ans, quand les tennismen résistent mieux aux épreuves du temps, avec un décès à l'âge moyen de 77 printemps...

 

Comment ces statistiques étonnantes, révélées dans le "Dictionnaire des médaillés olympiques français"  parmi de nombreuses autres (pour en savoir plus cliquez ici), ont-elles pu être calculées ? Et quelle est leur fiabilité ? Il vous appartiendra d'en juger à la lecture de ce qui suit.

 

D'abord, pour être représentatives, des statistiques se doivent de reposer sur un échantillon suffisamment large. Aussi ai-je exclu de l'analyse les disciplines pour lesquelles la France compte moins d

e 10 médaillés décédés. Et je me suis attaché, bien entendu, à vérifier l'exactitude des dates de naissance et de décès, et donc l’âge, pour chacun d'entre eux au travers des registres d’état civil.

 

Au final, je suis parvenu à valider l'âge au décès de :

- 10 médaillés en haltérophilie

- 10 médaillés en tir à l’arc

- 14 médaillés en natation

- 15 médaillés en tennis

- 15 médaillés en voile

- 16 médaillés en équitation

- 18 médaillés en tir

- 19 médaillés en water-polo

- 25 médaillés en gymnastique

- 39 médaillés en aviron

- 41 médaillés en cyclisme

- 43 médaillés en athlétisme

- 45 médaillés en rugby

- 71 médaillés en escrime

 

 

Le résultat est sans appel, comme en témoigne le graphique ci-dessous :

 

Moyenne-age-deces.JPG

 

 

Même si ces statistiques doivent, en tant que telles, être prises avec précaution, on notera néanmoins une forte variation de l’âge moyen au décès selon les disciplines, mais surtout une réelle cohérence des chiffres entre d’un côté les sports traditionnellement pratiqués par les classes les plus populaires (natation, water-polo, tir à l’arc…) et de l’autre côté ceux historiquement réservés aux « élites » (tennis, voile, équitation…).

 

En conséquence, la différence de longévité entre nageurs et tennismen tiendrait davantage de la sociologie des pratiquants que de la discipline en tant que telle. Nous voici rassurés…

Publié dans Analyses

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